Les Jeunes Sarkozystes Drôme (26).

Un blog utilisant Jeunes Sarkozystes

Le Blog

La Rochelle… Pathétique le PS…

août 30, 2009 dans Non classé par Cédric Robin

Une fois de plus le PS veut nous faire croire qu’il a enfin réussi sa révolution, qu’il a intégré la leçon des dernières défaites électorales.

Malheureusement il faut constater qu’en dehors de l’habituelle surenchère démagogico-populiste et d’un discours ou le ridicule le dispute à la mauvaise foi il n’y a rien de neuf sous le soleil de la Rochelle.

Pas d’idée, pas de projets, pas d’unités mais on vous le promet, un leader !! Enfin dans deux ans quand on aura décidé de la manière de le désigner et de qui pourra le sélectionner…

Ce serait amusant si cela ne tirait pas vers le bas un débat politique déjà de piètre niveau.

Malaise de Nicolas Sarkozy.

juillet 28, 2009 dans Non classé par Cédric Robin

Les Jeunes Sarkozystes de la Drôme souhaitent un bon rétablissement au Président de la République et lui souhaitent de bonne vacances.

Sarkozy explique avoir eu <br/>«un coup de fatigue»<br/>

Mercredi 19 novembre 2008/Conférence de presse Jeunes Sarkozystes.

juillet 27, 2009 dans Non classé par Cédric Robin

LES JEUNES SARKOZYSTES

Mouvement National des Jeunes SarkozystesAu lendemain de l’élection de Nicolas Sarkozy à la fonction suprême, avec une bande de copains vivant aux quatre coins de la France, nous avons décidé de regrouper nos fichiers de sympathisants ( UMP, sarkozystes, sarkozystes de gauches etc…) afin de créer une structure forte et organisée pour soutenir de la meilleur des façons qui soit la politique du Président de la République.
Avec peu de moyens, mais beaucoup de volonté ainsi qu’un travail conséquent fournis par nos adhérents qui pour les premiers venaient du 93, nous avons réussi à fédérer auprès de notre association déjà un peu plus de 850 personnes dont près d’un quart provenant de notre département du 93.
Notre association a ainsi réussi à se développer de façon assez étonnante en devenant réellement « nationale », puisque le Mouvement des Jeunes Sarkozystes compte des sections dans presque toute l’Ile de France, à Amiens, en Loire-Atlantique, en Franche-Comté, dans la Marne, à Clermont-Ferrand, ainsi qu’une nouvelle section qui vient de se créer dans la Drôme, ainsi pour l’année à venir, notre objectif ainsi est de développer les jeunes sarkozystes dans le midi ainsi que dans le sud-ouest, et de passer à 1500 adhérents.
Nous avons organisé des réunions publiques mais aussi des cafés politiques avec des parlementaires, nous y avons discuté de différents sujets touchant à la jeunesse. Comme sur l’Europe avec le député Pierre Lequiller sur la jeunesse en politique avec le député Edouard Courtial, le pouvoir d’achat avec Jérôme Chartier, ou bien l’ordonnance 1945 avec le sénateur Christian Demuynck, Arno Klarsfeld et Benjamin Lancar… Ainsi, nous lancerons une importante campagne de recrutement, nous réagirons dans les médias, nous feront suivant l’actualité des manifestations de soutien à la politique du gouvernement…
Enfin, nous sommes avant tout des militants de terrain notre action sera surtout celle du terrain et nous ne souhaitons faire concurrence à aucune des structures jeunes sarkozystes, ni même au mouvement national des jeunes populaires auxquels certains d’entre nous appartiennent.
MIKE BOROWSKI  et MADI SEYDI
Président du Mouvement et  Secrétaire

Facebook/Rassemblement des jeunes Villepinistes???

juillet 20, 2009 dans Non classé par Cédric Robin


Mes chers amis Villepinistes,

Je sais qu’un parti politique démocratique c’est avant tout la diversité d’idées tout en partageant les même valeurs qui nous unis. Je sais que l’on ne peut pas être en accord systématiquement.

Mais quand il faut traverser des échéances électorales, mené une politique de réforme et de changement  du pays, il faut que le parti soit rassemblé et uni derrière le chef de l’état  pour le soutenir dans son action et non pas attiser  les divisions qui nous déstabiliserai et nous mènerai à l’effondrement.
J’ai un énorme respect pour Mr Dominique de Villepin car c’est un homme d’état, d’engagement et de conviction même si je ne partage pas la France qu’il propose dans son” alternative”.

Je voudrais simplement dire que la présidentielle ce n’est pas encore là et que c’est prématuré sa candidature pour la présidentielle de 2012.
Alors mes chers amis, j’insiste évitons les divisions, les petites phrases assassine et laissons de coté pour l’instant les ambitions personnelles.

Regardez au PS ou au Modem ce qu’il se passe dans un parti politique quand l’intérêt personnel passe au dessus de l’intérêt général.

Le président de la république Nicolas Sarkozy en 2007 nous a donné cette belle victoire car il a su rassembler notre famille politique l’UMP aux delà des clivages et a su nous donner la voix du changement aux delà des conservatismes.

Alors  aujourd’hui, nous  devons ensemble soutenir notre Président de la République pour ses actions, ses combats à vouloir le changement en profondeur pour  notre pays.

Mes Amitiés
ROBIN Cédric

Président des jeunes Sarkozystes Drôme.

ROBIN Cédric:Présentation…

juillet 18, 2009 dans Non classé par Cédric Robin

Je me présente Cédric ROBIN et je vis à Valence dans le département
de la Drôme. Ancien militant du MJS (Mouvement des jeunes
Socialistes) et PARTI SOCIALISTE, j'ai décidé de rompre avec le
conservatisme et l'immobilisme de ce parti. J'ai quitté mes chers
camarades et rendu ma carte du PS. 

En 2007, j'ai donc voté pour Nicolas Sarkozy et je ne regrette pas
mon choix. Fasciné par l'homme d'État, par son courage, son
dynamisme, son franc parlé et sa détermination à vouloir faire bouger
les lignes politique, je suis devenu SARKOZYSTE. 

Je compte apporter tout mon engagement à le soutenir dans ses actions
et ses choix politique. Pendant la campagne Présidentiel de 2007 fut
crée le Mouvement National des Jeunes Sarkozystes qui rassemble des
sympathisants ( Sarkozystes de gauche, de droite, du centre et
apolitiques) .Ceci pour permettre de créer une dynamique au niveau
national pour soutenir l'action du Président de la République.

Aujourd'hui dans la Drôme je souhaite créer cette structure à la fois
forte et organisée. A travers ce mouvement je compte travailler avec
des personnes qui partagent nos valeurs et la vision que nous nous
faisons de la France. 

Motivés, engagés nous mettrons en place ensemble un militantisme fort
de proximité au niveau local comme départementale. Dans le but d'être
sur le terrain et dans l'action pour informer, expliquer, débattre et
convaincre nos concitoyens. 

Je compte aussi mettre en place des délégués de circonscriptions pour
nous permettre d'être plus efficace et organisés. Nous organiserons
des rencontres avec des personnes politiques et des débats conviviaux
entre jeunes sur des thématiques d'actualités.

A tous celles et ceux dans la Drôme qui souhaitent nous rejoindre. Je
reste à votre disposition pour tous renseignements et c'est avec un
grand plaisir que je vous rencontrerai.

ROBIN Cédric
Président des Jeunes Sarkozystes Drôme
cedric.robin26@free.fr
http://cedric.jeunessarkozystes.fr/
TEL : 06 43 51 90 41

http://www.jeunessarkozystes.fr

Sur Facebook:Site en attente /Patrick LABAUNE - Groupe de Soutien et d’Information du Député de la Drôme.

juillet 18, 2009 dans Non classé par Cédric Robin

Au travers de ce réseau social et groupe Facebook, Patrick LABAUNE, élu UMP, Député de la Drôme, Conseiller Régional Rhône-Alpes et Délégué de Circonscription, veut être au plus proche des internautes.

En tant que Député de la 1ère Circonscription de la Drôme (Cantons de Valence, Bourg-lès-Valence et Tain l’Hermitage), Patrick LABAUNE vous invite à vous faire partager ses activités. Vous serez informés sur les activités parlementaires du Député drômois : questions écrites au Gouvernement, propositions de loi, aides obtenues aux communes de sa Circonscription, articles de presse, visites à l’Assemblée Nationale, ….

Bien évidemment, il vous fera partager ses “coups de cœur”, tout comme ses “coups de gueule” sur la vie politique nationale, régionale, départementale et locale.

Le groupe est également un espace de débats, postez vos commentaires sur le forum de discussion et/ou sur le mur.

Patrick LABAUNE est à votre écoute et n’hésitez pas à le contacter sur son adresse électronique (voir ci-dessous).

Bon surf et à très bientôt !

Rédigé par YOANN PRINN.

Coordonnées

Adresse électronique :
Site web :
Adresse :
Valence, France
Patrick LABAUNE - Groupe de Soutien et d’Information du Député de la Drôme

Caravane UMP de l’été : c’est parti !

juillet 9, 2009 dans Non classé par Cédric Robin

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Caravane de l’été : c’est parti !
Xavier Bertrand et Benjamin Lancar ont inauguré la caravane du Mouvement Populaire qui sillonnera les routes de France pour rencontrer les Français et poursuivre l’action du parti tout au long de l’été.
« 500 kilomètres, plus de 40 villes, l’UMP est en campagne permanente », s’est enthousiasmé le Président des Jeunes Populaires, Benjamin Lancar. Sur son parcours, la caravane sera animée par quatre jeunes caravaniers qui vont assurer l’avant et l’après vote en transposant le message du parti sur le terrain.

Benjamin Lancar a dévoilé le slogan de cette caravane de l’été, « Changer le monde », rappelant que les réformes du gouvernement, notamment la baisse de la tva à 5.5%, allaient aider les Français au quotidien en favorisant leur pouvoir d’achat. « Nous sommes au près des Français », a-t-il conclu.

L’équipe dirigeante du Mouvement Populaire a également souhaité participer à ce lancement. « La caravane engage tout le mouvement », a rappelé Xavier Bertrand. L’action de la caravane se décline autour de deux maîtres mots : la pédagogie et le dialogue. Les caravaniers auront pour mission d’expliquer aux Français ce que fait le Mouvement Populaire, de démontrer pourquoi la France est l’un des pays qui résiste le mieux à la crise et d’annoncer les prochains objectifs de la rentrée, à savoir la réforme des collectivités locales et l’emprunt national. « Il faut parler avec les Français des problèmes qui leur tiennent à cœur mais également de leurs projets », a poursuivi le Secrétaire Général.

L’actualité n’a pas vocation à prendre des vacances et les jeunes caravaniers auront « matière à discuter, avec près de 90 réformes engagées par le gouvernement depuis deux ans », a souligné l’une des caravanières. Xavier Bertrand s’est félicité de voir les jeunes du parti faire de la politique autrement. « Un parti politique moderne, c’est possible mais c’est surtout indispensable », a-t-il poursuivi en rappelant que le succès des Européennes avait conféré une avance non négligeable au premier parti de France, avance qu’il faut à présent accentuer.

Frédéric Lefebvre a félicité la dynamique de consultation et de proximité qui caractérise l’engagement des jeunes caravaniers et a rappelé que la France doit changer. « Les conservateurs aboient et la caravane passe », a ironisé le porte-parole de l’UMP.

Axel Poniatowski, secrétaire Général adjoint, a qualifié le Mouvement Populaire de parti de la jeunesse. « Le débat est à l’UMP et porte le message de la jeunesse ».
* * *
Les caravaniers auront à disposition de nouveaux outils de communication, à commencer par un jeu de l’été inédit : « Le saviez-vous », un quizz ludique qui permet d’en apprendre plus sur l’action du gouvernement et du Mouvement Populaire mais également d’évaluer leur écocitoyenneté.

Le développent durable fera partie intégrante du message diffusé par les Jeunes Populaires. Dominique Paillé, porte parole adjoint de l’UMP, a ainsi mis l’accent sur la conscience écologique du parti. Il en a profité pour présenter une bouteille d’eau aux couleurs du Mouvement Populaire entièrement biodégradable et qui sera en vente dans la caravane.

* * *
Avec 30% d’adhérents supplémentaires cette année, le Mouvement Populaire poursuit son changement.
La caravane effectuera dimanche 12 juillet un prologue à Saint Quentin dans l’Aisne avant de rejoindre Seignosse, dans Les Landes le 4 septembre, pour le campus des Jeunes Populaires où « l’UMP dévoilera son nouveau visage », a assuré le Secrétaire Général.

Découvrez le site spécial
http://www.u-m-p.org/caravane

“La solidarité n’appartient pas à la gauche mais à la République…”François Fillon.

juillet 9, 2009 dans Non classé par Cédric Robin

Photo AFP

Monsieur le président,
Mesdames et messieurs les députés,
Nous avons en commun, Monsieur Fabius, d’avoir éprouvé la gravité de gouverner la France. Face à une crise mondiale, vous conviendrez qu’il est plus aisé de blâmer que de décider.

Mais il y a un point - parmi beaucoup d’autres ! - qui nous distingue: vous avez été nommé à Matignon en 1984, pour tenter de mettre un terme à une politique économique désastreuse. Ce fut le tournant de la rigueur qui marqua la rupture avec le programme commun et une déchirure avec une partie de la gauche qui refusa de participer à votre gouvernement.

Pour ma part, j’ai été nommé pour moderniser notre pays dans le cadre des engagements pris par le président de la République.

C’est ce que nous faisons depuis deux ans, et c’est ce que nous allons continuer de faire avec notre majorité, qui elle, ne se sent ni déjugée dans ses valeurs, ni désavouée dans ses engagements.

Comme c’est parfaitement son droit, l’opposition présente sa troisième motion de censure en deux ans, et ce n’est pas sans satisfaction que mon gouvernement et la majorité lui opposeront, une nouvelle fois, leur unité et leur détermination.
Le groupe socialiste, m’a t-on dit, a hésité à déposer cette motion de censure…
Je le comprends.

Cette motion arrive un mois après votre défaite aux élections européennes.
Plutôt que de vous livrer à l’autocritique, vous choisissez le confort de la critique du gouvernement.
Vous voulez censurer notre action pour ne pas voir que les électeurs ont sanctionné la vôtre : croyez-moi, les Français ne seront pas dupes de cette esquive.

Sauf à vouloir banaliser son usage, qu’est-ce qu’une motion de censure ?
C’est certes un acte de défiance vis-à-vis du Gouvernement, mais c’est aussi un signe lancé à l’opinion sur sa capacité à gouverner autrement et à rassembler une autre majorité.
Sans vouloir offenser l’opposition, je pense que rien n’indique qu’elle soit en mesure d’assumer l’une ou l’autre de ces exigences n’ayant ni projet, ni l’appui des Français.

En réalité, cette motion de censure en dit bien davantage sur le parti socialiste que sur le gouvernement et la majorité.
Face à la crise, nous ajustons nos stratégies et nos idées en permanence; à contrario, la gauche ne renouvelle aucune de ses propositions.

Dans l’épreuve, nous croyons au consensus national; vous le repoussez comme si tout compromis était à vos yeux une compromission.
Nous sommes acquis à l’ouverture; l’opposition l’est au manichéisme.
Il y a un paradoxe: plus notre époque est complexe, plus votre jugement est tranché.
Plus nos concitoyens en appellent à une démocratie constructive, plus vous versez dans l’opposition systématique.

Dans une récente interview, Martine Aubry regrettait que “le parti socialiste ait perdu le sens du collectif, du travail et du débat”.
Cette motion est à l’image de ce verdict.

Dans la foulée du Congrès et du remaniement gouvernemental, l’opposition prétend qu’il fallait engager la responsabilité du gouvernement.

Pourquoi donc devrais-je vous solliciter sur deux évènements qui ne modifient pas notre cap politique ?
Pourquoi réclamer une confiance que la majorité ne cesse d’afficher depuis deux ans par le vote d’une soixantaine de réformes importantes ?
La question ne se pose pas entre le Gouvernement et la majorité, elle se pose entre l’opposition et les Français !

Il est étrange d’entendre ceux qui ont refusé de prendre la parole au Congrès exiger du gouvernement une procédure d’explication que nous avons -au surplus- déjà utilisée à deux reprises : lors de la déclaration de politique générale en 2007, et sur notre politique étrangère en mars 2008.

Dois-je rappeler qu’entre 1984 et 1986, la responsabilité du Gouvernement ne fut engagée qu’une seule fois, lors de votre prise de fonction, Monsieur le Premier ministre…

En cinq années d’exercice du pouvoir, Lionel Jospin en fit exactement de même.

Il y eut pourtant des occasions où cette responsabilité aurait mérité d’être éclairée.
Lors de l’ouverture du capital de France Télécom, puisque cette décision rompait avec tous les engagements que vous aviez pris devant vos électeurs.
Lors de la démission fracassante de Jean-Pierre Chevènement, suite aux accords de Matignon.
Quant au remaniement de mars 2000, qui vit quatre ministres sortir du gouvernement et huit y entrer, il ne fit naturellement pas l’objet d’un vaste débat dans cette enceinte.
Bref, l’opposition exige de nous ce qu’elle n’a pas exigé d’elle même lorsqu’elle était aux affaires !

Elle prétend que la réunion du Congrès et le refus d’engager notre responsabilité sont les signes d’une “dérive” institutionnelle.

C’est la thèse du “coup d’Etat permanent” qui continue.
Il est toujours pittoresque d’entendre la gauche se faire le gardien sourcilleux de nos institutions, elle qui les combattit si longtemps du temps du Général de Gaulle, mais qui fut si révérencieuse sous l’autorité du président Mitterrand.

Vous feignez de vous inquiéter pour le statut du Premier ministre, mais nous n’avons pas changé de République ! Conformément à l’article 20 de notre constitution, le Premier ministre reste “chargé de conduire la politique de la nation… et responsable devant le Parlement”.
Responsable devant le Parlement, mais aussi responsable devant le président de la République qui m’a nommé !

Vous le savez parfaitement, hors cohabitation, tous les présidents de la Ve République ont, sont et seront au cœur de la décision, et vous n’avez pas été le dernier, Monsieur Fabius, à en faire l’expérience…

La primauté institutionnelle du chef de l’Etat n’est pas contestable au regard de la légitimité démocratique de son mandat.
Il en a toujours été ainsi depuis 1962.
Le Président et moi-même nous avons élaboré ensemble le projet que nous appliquons. Nous sommes complémentaires et soudés dans l’action, et aucun de nous deux n’a besoin de souligner que “lui c’est lui, et moi c’est moi”.
Cette lapalissade ne correspond ni à ma lecture de nos institutions, ni à l’idée que je me fais du service de la France. Toutes deux exigent l’unité et l’efficacité du pouvoir exécutif.

Depuis des mois, j’entends la gauche faire le procès d’un régime qui non seulement “détournerait les institutions”, je cite, mais aussi “musellerait l’opposition»” et “broierait les libertés publiques”.

“Démocratie et libertés publiques”, dites-vous !
Mais qu’avez-vous fait à l’époque pour renforcer les droits du Parlement ?

C’est nous qui avons élargi les pouvoirs de l’Assemblée Nationale.
C’est cette majorité qui a offert l’une des principales commissions à l’un des membres de votre groupe.
C’est nous qui avons introduit l’exception d’inconstitutionnalité qui permet à tout citoyen de saisir le conseil constitutionnel.
C’est nous qui avons donné au Parlement le pouvoir de se prononcer sur les principales nominations publiques.

Je n’ai pas le souvenir, dans les années 80, d’une gauche particulièrement œcuménique sur cette question des nominations ! Hier discrétionnaire, ce pouvoir est désormais partagé avec votre assemblée.

“Démocratie et liberté publique”, nous dit l’opposition.
Mais si la démocratie est à ce point menacée, pourquoi donc le peuple français ne se mobilise-t-il pas derrière le dernier rempart avant la “tyrannie”, c’est-à-dire le parti socialiste ?

Pourquoi des personnalités proches de la gauche, comme Michel Rocard et d’autres avant lui, acceptent-elles de travailler avec nous ?
Pourquoi le président de la République a-t-il renoncé à présider le Conseil Supérieur de la Magistrature, ce qu’aucun de ses prédécesseurs n’avait envisagé de faire ?
Pourquoi le dialogue social, comme l’a encore montré la rencontre du 1er juillet, est-il aussi soutenu depuis deux ans ?

La réponse est simple : parce que les Français ne croient pas, mais alors pas du tout, aux fantasmes de l’opposition, qui joue à se faire peur en voyant partout la liberté en danger !

Mesdames et messieurs les Députés,

Nous agissons dans le cadre d’une crise mondiale, et je suis stupéfait d’entendre la gauche parler de la France comme si l’environnement international n’existait pas.
Tous les pays développés sont en récession.
Avec le président de la République, nous avons défini une stratégie.
Elle est à la fois défensive pour protéger du mieux que nous le pouvons nos compatriotes, et offensive pour aller chercher la reprise.

L’opposition dénonce notre politique, mais les faits sont là: cette stratégie permet à la France de mieux tenir le choc que la plupart de nos voisins.
Les dernières études de l’OCDE et du FMI reconnaissent que notre économie a mieux résisté que celles de nos partenaires.

Sur l’ensemble de l’année 2009, le PIB de la zone euro devrait chuter de -4,8 %. En Allemagne, la chute devrait atteindre -6 %, en Italie -5,5 %, au Royaume Uni -4, 3 %, en France -3 %.
J’avance ces chiffres avec humilité, car derrière les statistiques, je sais parfaitement que beaucoup de nos concitoyens vivent des heures difficiles.

Face à cette crise, nous poursuivons quatre objectifs.
D’abord, sécuriser le fonctionnement de notre système bancaire et garantir les dépôts des Français.
Sur les 360 milliards du plan de soutien, 112 ont été mobilisés, et dois-je préciser que ce plan n’a rien coûté au contribuable et qu’il rapporte à l’Etat un revenu de 1,4 milliard d’euros utilisé au bénéfice des mesures sociales décidées et gérées par le Fonds d’investissement social.

Par rapport au mois de mai 2008, les encours de crédits ont progressé de 4,3 % pour les entreprises et de 5,2 % pour les ménages.

Bref, nous avons réussi à échapper à l’asphyxie, et l’opposition ne se déshonorerait pas en le reconnaissant !

Ensuite, nous avons fait le choix de miser à fond sur l’investissement public et privé.
Il s’agit, malgré la récession, de faire tourner nos entreprises et de protéger autant d’emplois que possible, mais aussi de préparer l’avenir.
L’exécution du plan de relance de 26 milliards d’euros est bien avancée puisque 11 milliards ont déjà été engagés.

Plus de 500 chantiers ont été lancés dans toute la France, l’Etat a remboursé de manière anticipée 10 milliards d’euros aux entreprises, 19.000 collectivités territoriales se sont engagées, dans le cadre du FCTVA, à accroître leurs investissements, et cette année nous allons supprimer définitivement la part de la taxe professionnelle qui frappe les investissements…

Ce choix de l’investissement, nous allons l’amplifier en nous engageant sur des grandes priorités nationales.
Nourrir la reprise économique tout en prenant 10 ans d’avance sur les grands enjeux du futur, c’est l’objectif que vous a proposé le président de la République. Il s’agit, notamment, dans la lignée du Grenelle de l’environnement que vous avez évoqué, d’orienter notre modèle économique et social vers la croissance verte.

Il vous reviendra, avec nous, de cibler ces priorités structurantes, et j’attends ici avec intérêt les suggestions de la gauche…
Puis, vous devrez débattre à la fin de l’année de leurs modalités de financement. C’est à ce moment là que nous aborderons le sujet que vous avez évoqué c’est à dire les modalités de l’emprunt.

Notre choix de nous concentrer sur l’investissement partait d’un constat simple et pourtant négligé par la gauche: celui que la relative faiblesse de l’endettement des ménages français et la présence de nos stabilisateurs automatiques soutiendraient la consommation.
De fait, c’est bien ce que nous avons observé jusqu’ici.

Il y a quelques mois, l’opposition réclamait à corps et à cri une baisse globale de la TVA, à l’instar de ce qui a été décidé au Royaume Uni.
Pour l’heure, cette mesure n’a pas eu l’effet escompté.
La consommation des ménages britanniques a chuté de -1,3 % au premier trimestre et devrait, selon l’OCDE, baisser de -3,4 % sur l’année.

L’INSEE prévoit dans le même temps pour la France une hausse de +0,7 % de la consommation sur l’année 2009, alors qu’elle devrait chuter de -1,6 % dans l’ensemble de la zone euro.

Oui, en France, la consommation des ménages tient.
Et elle tient, parce que nous avons choisi de renforcer notre socle social, et non, comme l’opposition le laisse entendre, de laisser les Français se débattre seuls face à la crise.

Le pouvoir d’achat continue de progresser en 2009, et ceci pour la troisième année consécutive.

Ceci s’explique par la progression de 4 % des prestations sociales.
Par la mise en place de la prime de solidarité active qui a été versée à 4 millions de foyers.
Par la revalorisation de 7 % du minimum vieillesse.
Par la suppression du 2e et 3e tiers provisionnel pour 6 millions de Français issus des classes moyennes et modestes. Et désormais la mise en œuvre du revenu de solidarité active va venir soutenir cet effort.

La résistance de notre consommation s’explique aussi par notre décision de soutenir des secteurs clés, comme celui du logement et de l’automobile.
Nous affichons les meilleurs chiffres de ventes d’automobiles en Europe, et notamment de véhicules propres. Le choix de la prime à la casse et du bonus écologique que votre Assemblée a validé était un bon choix tant pour l’environnement que pour notre économie.

Monsieur Fabius, vous avez raison de souligner la rudesse de cette crise.
Beaucoup de nos compatriotes subissent la violence de la récession, mais je n’accepte pas que l’opposition abrite l’insuffisance de son projet sous l’étendard de la justice sociale.
La solidarité n’est pas une valeur de gauche, c’est une valeur de la République !

Parmi les défis que nous avons à relever, celui de l’emploi est le plus difficile et le plus douloureux. Et il en est de même partout autour de nous, que les pays soient gérés par la droite, la gauche ou le centre.

Le taux de chômage en Europe se situe à 9,2 %. Il atteint 18 % chez nos voisins espagnols.

Avec 3 % de croissance, la France restait encore à l’époque l’un des Etats européens les plus mal classés en matière d’emploi. Avec -3 % de croissance, qui, dans cet hémicycle, oserait prétendre qu’il a la solution miracle ?

L’année 2009 sera très difficile sur le plan de l’emploi.
Ce n’est que dans le courant de l’année 2010 que nous devrions assister à une reprise très graduelle qui pourrait permettre une détente du marché de l’emploi.

Nous mettons tous les outils en action pour amortir le choc.
Amélioration de l’indemnisation de l’activité partielle, extension du Contrat de transition professionnelle et de la convention de reclassement personnalisé, lancement d’un plan d’urgence, doté de 1,3 milliards d’euros, pour le développement de l’alternance, exonération totale des charges dans les TPE qui a déjà bénéficié à 350.000 embauches, création du Fonds d’investissement social -suggéré par les partenaires sociaux- qui a été abondé par l’Etat de plus de 1,5milliards d’euros.

Voilà, Mesdames et Messieurs les Députés, comment nous nous battons dans la crise et pour sortir de la crise.
Le gouvernement fait son devoir avec combativité mais aussi avec humilité car je sais que le regard des Français sur leurs responsables est plus exigeant que jamais.

Ce combat exige une maîtrise sérieuse de nos dépenses publiques et la poursuite résolue des réformes.

Je n’ai pas attendu l’opposition pour m’inquiéter de l’état de nos finances publiques, et je ne crois pas qu’elle soit la mieux placée pour nous donner des leçons !

Malgré plusieurs années de croissance, la gauche n’a jamais entrepris d’efforts significatifs. En 2000, le Royaume Uni, l’Allemagne, la Suède, les Pays-Bas, la Belgique, l’Irlande étaient revenus en excédent, alors que nous restions en déficit avec une croissance de près de 4 %.

De 1997 à 2000, ces Etats ont réduit leur dette de façon parfois spectaculaire: -7 % pour le Royaume Uni, -18 % pour la Suède, -14% pour les Pays Bas, - 15 % pour la Belgique. La dette Française est, elle, restée inchangée.

Durant toutes ces années, qu’avez-vous fait des fruits de la croissance ? Vous les avez dispersés dans le financement des 35 heures et l’embauche de 48.000 agents publics, alors même que notre pays rencontrait un problème de compétitivité et alors même qu’il était déjà l’un des plus administrés d’Europe.

Durant ces années pourtant fastes, aucune réforme de structure ne fut engagée : les dépenses d’assurance maladie ont progressé sans retenue.
Quant aux retraites, vous avez mis tous les rapports qui vous intimaient d’agir au placard.

Et non contents de n’avoir rien fait pour sauver les retraites, certains à gauche n’ont pourtant pas hésité à manifester contre la réforme des régimes spéciaux !

Depuis des années, Mesdames et Messieurs les Députés, notre laxisme budgétaire ronge les capacités d’action de la puissance publique, érode notre compétitivité et fragilise notre pacte social.
Cette question des déficits n’a pas été résolue depuis 30 ans !
Elle est encore plus difficile à gérer en période de récession.

Certaines dépenses -et donc certains déficits liés à la crise liés à l’investissement- sont inéluctables, voire nécessaires à la croissance future. Les sacrifier aujourd’hui serait suicidaire.
Mais pour les autres, il faut réaliser un effort considérable.

Ce n’est pas maintenant que nous allons augmenter les impôts pour combler les déficits car cela accentuerait la récession. Et ce n’est pas au moment de la reprise, car cela briserait la croissance.

Il ne reste donc que deux solutions: être inflexible sur les dépenses structurelles de l’Etat et continuer de réformer.

Cette année, comme les deux années précédentes, le budget de l’Etat sera strictement reconduit.
Le non remplacement d’un agent public sur deux partant à la retraite est et sera intégralement respecté. En l’espace de 3 ans, 87.000 fonctionnaires n’auront pas été renouvelés. Depuis 50 ans, aucun gouvernement n’a été aussi volontariste sur cette question.
Dans le cadre de la révision générale des politiques publiques, la réforme des administrations va s’amplifier.
Celle des hôpitaux doit entraîner une meilleure maîtrise des dépenses de santé.
Avec l’aide du Parlement, nous allons identifier toutes les dépenses inutiles.

Il n’y aura pas de tabou: l’effort portera aussi sur les dépenses sociales, y compris les “niches sociales” si rarement évaluées.
La réforme des collectivités territoriales doit permettre d’optimiser les moyens et les politiques locales.
En réduisant le nombre d’élus et en fusionnant les responsabilités des conseillers régionaux et généraux, nous mettrons un terme à la redondance et à l’enchevêtrement de ces politiques.

A la mi-2010, nous assumerons, avec le président de la République, nos responsabilités sur les retraites.
Si nous voulons conserver notre régime de retraite par répartition, si nous voulons que nos pensions restent à un niveau élevé, nous n’avons pas d’autre choix que d’augmenter la durée d’activité.

Le problème des retraites n’est ni de droite, ni de gauche, il est implacablement démographique !

Alors pourrait on, pour une fois, espérer que l’opposition nous aide à agir ?

Je veux y croire car j’ai en mémoire le discours courageux de Jean-Marc Ayrault à la Rochelle, il y a deux ans de cela.
“Il faut – disait-il - augmenter le nombre de Français au travail…et accroître la durée de la vie professionnelle (…), car ce n’est pas l’augmentation continue des prélèvements qui sauvera les retraites et la sécurité sociale “. Et il ajoutait en forme d’avertissement : “si la gauche continue de se mettre la tête dans le sable (…), elle connaîtra les mêmes déboires que sur la valeur travail”.
Je ne saurais mieux dire.

Laurent Fabius s’inquiète pour nos comptes publics, et il a raison.
Mais il faut être cohérent.

On ne peut, d’un coté, tirer la sonnette d’alarme, et de l’autre côté, dire non à la réforme des retraites, non à la réforme de l’hôpital, non à la réforme de l’Etat, non à la réduction du nombre de fonctionnaires, non à la maîtrise des dépenses de l’Etat et des comptes sociaux…
Sans réforme et sans effort de gestion des deniers publics, nous n’arriverons jamais à rééquilibrer nos finances !

Pour l’opposition, les seules sources d’économies, c’est encore et toujours la suppression des mesures fiscales adoptées à l’été 2007 qui bénéficient principalement aux classes moyennes et populaires.

Sur ce sujet, votre goût de la revanche idéologique écrase toute raison économique.
Supprimer l’exonération des heures supplémentaires, le crédit d’impôt logement, l’exonération des petites successions et des petites donations serait socialement injuste.

Supprimer les mesures qui favorisent les investissements dans les PME, en les rendant déductibles de l’ISF, ce serait une faute économique.
Quant à la suppression du bouclier fiscal, ce n’est pas avec les 500 millions d’euros qu’elle rapporterait à l’Etat que vous combleriez les déficits.
Nous sommes l’un des pays de l’Union où les prélèvements obligatoires demeurent les plus élevés, et nous sommes le seul pays en Europe à conserver l’ISF, puisque même la Suède et l’Espagne y ont renoncé.
Est-ce vraiment nécessaire d’en rajouter ?

En mars 2000, Laurent Fabius, alors ministre de l’économie, se fixait des objectifs auquel je souscris volontiers : “Nous devons - disait-il - alléger l’impôt sur le revenu, pour l’ensemble du barème: en bas, afin d’éviter les trappes d’inactivité, au milieu pour réduire la charge des classes moyennes, en haut, afin d’éviter la fuite ou la démotivation des contribuables aux revenus les plus élevés”.

Vous aviez parfaitement raison !

Cette motion de censure, Mesdames et messieurs les Députés, ce n’est pas la voix de l’avenir mais celle du passé.
Devant l’Histoire qui s’accélère, c’est la complainte des utopies perdues.
Cette motion est terriblement caricaturale et défensive.
“Mentalement enfermée dans le pessimisme, la gauche est victime du syndrome de Fort Alamo”, disait récemment Manuel Valls.
Jamais la majorité ne suivra l’opposition sur le chemin de la nostalgie et de l’immobilisme !

Nous allons continuer d’agir parce que nous n’avons pas d’autre choix que d’être audacieux pour tenir le choc de la crise et aller chercher la croissance.
Dès les prochains jours, votre assemblée sera invitée à légiférer sur la formation professionnelle, afin de consacrer l’accord des partenaires sociaux.
A la rentrée, le Grenelle 2 sera examiné au Parlement, et il confortera notre choix du développement durable.
A l’automne, votre assemblée débattra de l’organisation de nos collectivités territoriales.
A l’hiver, vous serez conduits à fixer par la loi les grandes priorités qui seront financées par l’emprunt.

Avec le président de la République, avec la majorité, toute notre volonté est tendue vers le redressement de la France.
Tous nos engagements prolongent les efforts et les rêves d’une nation qui a encore le pouvoir de rayonner.
Il n’y aura pas de pause car l’avenir n’attend pas.
Il n’y aura pas de tergiversation car nous respecterons notre projet.
Il n’y aura pas de relâchement car nous savons que l’Histoire sera juge de nos actes.
Pour tout dire, Mesdames et Messieurs les Députés, dès que nous en aurons terminé avec cette motion de censure, nous allons continuer à servir la France.

Discours du 1er Ministre François Fillon au parlement pour répondre à l’opposition sur la mesure de censure déposé à l’assemblée national.

«Ni projet, ni appui des Français», «manichéisme» «opposition systématique»…

juillet 8, 2009 dans Non classé par Cédric Robin

(Mehdi Fedouach / AFP)

juillet 8, 2009 dans Non classé par Cédric Robin

Cette motion arrive un mois après votre défaite aux élections européennes. Plutôt que de vous livrer à l’autocritique, vous choisissez le confort de la critique du gouvernement”, a lancé le Premier ministre. “Vous voulez censurer notre action pour ne pas voir que les électeurs ont sanctionné la vôtre: croyez-moi, les Français ne seront pas dupes de cette esquive.”

Face à la crise, “il est plus aisé de blâmer que de décider”, a résumé M. Fillon.

Dans sa réponse à Laurent Fabius, le Premier ministre a comparé l’attitude de son gouvernement à celle de l’ancien Premier ministre socialiste, nommé en 1984 par François Mitterrand pour mettre en oeuvre le “tournant de la rigueur”. “Pour ma part, j’ai été nommé pour moderniser notre pays dans le cadre des engagements pris par le président de la République. C’est ce que nous faisons depuis deux ans, et c’est ce que nous allons continuer de faire avec notre majorité qui, elle, ne se sent ni déjugée dans ses valeurs, ni désavouée dans ses engagements”, a souligné M. Fillon.

Interrompu à plusieurs reprises par les applaudissements de la majorité, dont plusieurs bancs sont restés vides, le Premier ministre a moqué une opposition qui n’a “ni projet, ni l’appui des Français”. “Cette motion de censure en dit bien davantage sur le parti socialiste que sur le gouvernement et la majorité”, a-t-il lancé. Citant Manuel Valls, il a fustigé une gauche “victime du syndrome de Fort Alamo”.

Il a opposé une majorité qui “ajuste ses stratégies et ses idées en permanence” à une gauche qui “ne renouvelle aucune de ses propositions”. “Nous sommes acquis à l’ouverture; l’opposition l’est au manichéisme”, a-t-il lâché, fustigeant l’attitude “d’opposition systématique” de la gauche.

“La question de la confiance ne se pose pas entre le gouvernement et la majorité, elle se pose entre l’opposition et les Français”, a résumé M. Fillon.

Le Premier ministre a justifié le refus d’un deuxième discours de politique générale après le discours de Nicolas Sarkozy devant le Parlement et le remaniement du gouvernement car ces deux événements ne “modifient pas” son “cap politique”. Au passage, il rappelé que Laurent Fabius et Lionel Jospin n’avaient prononcé qu’un seul discours de politique générale quand ils étaient à Matignon.

M. Fillon a récusé les “fantasmes” de l’opposition sur l’hyperprésidence Sarkozy, “thèse du coup d’Etat permanent qui continue”. Il a assuré qu’il restait chargé de “conduire la politique de la Nation”, en vertu de l’article 20 de la Constitution. Avec Nicolas Sarkozy, “nous sommes complémentaires et soudés dans l’action, et aucun de nous deux n’a besoin de souligner que ‘lui c’est lui, moi c’est moi’, a lâché le Premier ministre en reprenant la formule utilisée par Laurent Fabius à propos de François Mitterrand.

Chiffres à l’appui, l’hôte de Matignon a longuement défendu la stratégie du gouvernement face à la crise, qui permet à la France de “mieux tenir le choc que la plupart de ses voisins”.

“Dès que nous en aurons terminé avec cette motion de censure, nous allons continuer de servir la France”, a conclu le Premier ministre François Fillon.